2012 !!!!

Posté par Philippe le 3 janvier 2012

Une bonne et belle année à tous !

AUMADATROI est à quai à Salvador da Bahia, et, après quelques jours en France, je vais le retrouver le 6 janvier de cette année.

Une nouvelle tranche de cette balade va s’ouvrir, et je mesure, à terre, le chemin parcouru !!!!

A bientôt donc de vous donner des « news » sur ce blog. . .

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L’équateur, la cérémonie . . .

Posté par Philippe le 19 décembre 2011

Intronisation des matelots, qui le méritent bien !

http://equateurceremonie.blogspot.com/2011/12/blog-post.html

 

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Dans le Pot au Noir, quand ça pleut . . . ça pleut !

Posté par Philippe le 19 décembre 2011

Une vidéo pour vous montrer la nature dans le Pot au Noir,

http://pluiepotaunoir.blogspot.com/

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La descente vers Salvador

Posté par Philippe le 19 décembre 2011

Mardi 13 décembre 2011

AUMADATROI est bien situé dans le régime des alizés de l’Atlantique Sud.

Avec 18-20 nœuds réguliers du 100°, on se retrouve au petit largue. Bien régler on file à 9-10 nœuds assez souvent, avec un vent apparent au 70°-80°. Parfait !!!!

Pour le frigo on fait tout ce qu’il fallait faire sans résultat, la pompe ne veut pas s’amorcer.

J’envoie un mail à Bernard, l’ancien propriétaire, qui me confirme par retour que ce nous faisons est bien.

Serait-ce que la vitesse ne favorise pas l’amorçage ?

Nous avons l’idée de favoriser cet amorçage avec la pompe à dépression.

Et eurêka ça marche !

Nous aurons encore des bières fraiches, enfin plus beaucoup parce que il n’en reste que 4 et on a décidé de se la partager une par jour à 18 heures pendant 4 jours . . . .

Ces alizés sont vraiment sympas.

Réguliers, pas de houle, à peine une vague arrose le cockpit, parfois ça bouge mais jamais très longtemps.

Et puis il y a cette couleur bleu sombre mais limpide, de la mer qui se mélange avec celle du ciel.

 

Mercredi 14 décembre 2011

Je le guettais depuis 2 jours, et c’est arrivé !

214 milles en 24 heures  au point de 10h00 TU !

8,92 nœuds de moyenne sur 24 heures !

Je suis vraiment satisfait, content.

AUMADATROI n’est pas un bateau de régate, mais au petit largue il allonge la foulée.

Il est délicat à régler, lourd avec de l’inertie, mais j’ai finis par comprendre deux ou trois trucs et là il avance bien.

Ce matin j’envisage d’atterrir à Salvador ce week-end, peut être samedi, mais sûrement dimanche.

 

Un sujet dont je n’ai pas encore parlé pendant cette chevauchée vers Salvador : la pêche !

Et bien depuis cet après-midi on ne traine plus de lignes.

On a encore cassé tout à l’heure. Evidemment c’était du gros. Mais les lignes et les canes ne sont pas prévues pour du gros. Et comme on est au large ce ne peut être que du gros !

Depuis notre départ de Mindélo, on a perdu :

-          3 lignes avec leurres et bas de ligne et au moins 250 mètres de fil de ligne, dont une qu’on a volontairement coupée, car le moulinet patinait pour remonter la bête !

-          5 ou 6 leurres

-          de nombreuses touches qu’on n’a pas pu remonter

Alors j’ai demandé qu’on arrête de nourrir les poissons. On reprendra au large des côtes brésiliennes avec des leurres moins gros, pour des prises plus raisonnables. Le problème est qu’il faudrait ralentir le bateau quand le poisson se croche, et le travailler. Mais comment ralentir un voilier qui est au petit largue, toute voile dehors avec des accélérations à 9-10 nœuds , voire 11? Monter au lof et affaler la GV, non. Choquer le génois et la GV, mais alors ça faseille. Faire les deux, oui pourquoi pas, en s’aidant des moteurs pour contrôler la trajectoire. En fait quand la prise est raisonnable, il est possible de la remonter en route en la travaillant, mais pas quand elle fait plus de10 kg, c’est alors vraiment trop compliqué, à mon sens.

Donc pour AUMADATROI, malgré l’investissement volontaire en matériel, pas de butin !

Depuis La Rochelle le bilan est plutôt maigre :

-          1 bar par hasard

-          1 baliste à l’épuisette (bravo la skippette !)

-          1 coryphène

-          2 bonites

Par égard envers les pêcheurs, je ne vous fait pas la liste du matériel perdu . . .

Cette nuit s’écoule comme les précédentes, tranquille. Néanmoins on commence à sentir les effets de la proximité du continent sud-américain.

Les systèmes nuageux sont plus complexes mais lisibles.

Et surtout le vent est moins régulier en force et direction. Nous sommes à moins de 500 miles de Salvador, mais surtout à moins de 100 miles des côtes du Brésil, par le travers de Récife.

Ça sent l’écurie !!!

 

Jeudi 15 décembre 2011

Ce matin le ciel est orageux, des grains un peu partout sur l’horizon. On va surveiller.

Je perçois dans l’équipage un peu de fatigue depuis quelques jours ; normal, il y a deux mois ils ne savaient pas ce qu’était un bateau à voile !

Des erreurs d’inattention par-là, des petites  fautes de raisonnement par ici.

 A la fin des quarts de nuit je leur demande de faire une sieste du matin, je préfère les voir en forme dans les jours qui viennent. On arrive bientôt, mais il ne faut pas baisser la vigilance.

4 jours que nous sommes dans le régime des alizés de l’Atlantique sud. Très sympa, malgré les variations constatées ce matin.

Je suis un peu surpris de ne pas avoir cette longue houle, décrite dans les récits que j’ai lu. Nous avons plutôt, une mer formée, 2à 3 mètres de creux mais pas dangereuse, ni pénible. Elle vient de ¾ arrière bâbord, et le bateau les passe bien.

Demain vendredi sera peut-être notre dernier jour de mer complet. Il devient probable que nous atterrirons samedi en fin de journée, mais attendons pour confirmer que les vents se maintiennent (ce qui est prévu à la dernière météo) en force et en direction !

Il faut donc savourer cette fin de Transat . . .

 

Voici une galerie de photos « en vrac » qui rend bien l »atmosphère de ces derniers jours de Transat,

 

 

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Le passage de l’équateur !

Posté par Philippe le 19 décembre 2011

Lundi  12 décembre 2011

Tout va bien à bord !

La nuit nous a donné un vent de 14-16 nœuds du 110°, qui a permis à AUMADATROI d’allonger la foulée et de filer à 7-8 nœuds régulièrement.

Les miles s’égrènent, reste à naviguer 1200, 1150, 1100, 1050, . . .  miles pour arriver à Salvador.

Pour la première fois depuis notre départ les conditions sont optimum.

Le vent est OK pour le cap suivi, qui est direct sur Salvador et le bateau bien réglé.

Les prévis annoncent un vent qui se maintient en direction et qui devrait forcir à 20 nœuds.

Quel soulagement !

Dans la nuit on croise au large des ilots de Pedro et de Paulo, petites îles perdues au milieu de l’Atlantique.

Avec la vitesse l’hydro charge bien et on ne consomme pas plus que nous donne cette machine, génial !

En début de matinée les choses se précipitent.

A 7 heures 31 TU nous sommes à 1000 miles de Salvador en route directe, par 00°07’68’’ N et 28° 33’09’’ W.

 

Mais le plus important n’est pas là.

Chacun voit sur la carte électronique la LIGNE se rapprocher, l’Equateur !!!!

Et c’est un peu plus d’une heure plus tard que AUMADATROI et son équipage passe la ligne du ZERO par 0° 00’ 00’’ et 28° 33’ 09’’. Il est 8h49 TU . . .  émotion !!!

Le bouchon de champagne qui saute sera notre marque de passage. Il vogue maintenant au grès des vents  mais il a lui aussi passé la ligne !!!!

A partir de maintenant nous marchons « la tête en bas », c’est un privilège . . .

S’en suit la cérémonie d’intronisation des matelots qui, devant Neptune, Eole, et les autres et les Frères de la Cote furent élevés au rang de Matelot de 1ère Classe et  Matelots Hauturiers.

La journée s’est poursuivie sur le rythme reposant de ces alizés de l’Atlantique sud qui soufflent régulièrement.

En soirée le vent s’est stabilisé vers 18-20 nœuds nous donnant une vitesse de 8 à 9 nœuds.

Mais comme aucune journée ne peut vraiment être cool, c’est le frigo qui nous annonce qu’il ne refroidit plus. Il est trop tard pour bricoler, alors ça attendra demain. J’installe quand même un ventilateur sur l’échangeur et le frigo maintient ainsi 5-7 °C.

Pendant la nuit le vent s’établit comme prévu à 20 nœuds, AUMADATROI file à   9 nœuds régulièrement.

Le lever du jour, la cérémonie, le champagne, le repas . . . HEUREUX nous étions !!!

 

 

 

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Mes nuits blanches dans le Pot au Noir . . .

Posté par Philippe le 19 décembre 2011

Jeudi 8 décembre 2011

La fin de nuit s’est passé au moteur, en alternance D puis T puis D, etc ….

Je reste dans la couchette de quart, et somnole par tranche de un quart d’heure. Parfois je pousse jusqu’à 40 minutes. Il y a toujours un équipier de quart.

J’ai finalement affalé la grand-voile vers 5 heures du matin, il n’y avait plus d’air. Je garde le génois qui pousse un peu, je lui gréé un barber-hauler sur le taquet de pont, ce qui maintient mieux l’écoute et empêche la voile de trop faseiller.

En l’affalant la grand-voile, je vois que l’attache textile sur le coulisseau au-dessus de la latte du 3ème ris est déchirée. Travail pour la journée qui commence . . .

Petit déjeuner copieux, briefing de réparation, chacun son rôle, et moi dans le mât à 2 mètres pour arriver au coulisseau malade.

Il y a très peu de vent et très peu de houle.

En 20 minutes, on a réparé, et ré-envoyé la grand-voile !

« Good job, well done »

Et c’est reparti pour la chasse au vent . . .

On traverse des grains successifs, pas méchants mais il pleut vraiment beaucoup.

Mes nuits blanches dans le Pot au Noir . . . PC080137-150x112

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On récupère l’eau de pluie dans nos 2 seaux, c’est toujours ça de pris. Ça permet de faire la vaisselle, et de la rincer à l’eau douce sans gaspillage.

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Vous avez remarqué aussi que le rinçage automatique du linge est en route à ces moment là !!!

En plus comme les wc manuel  font la grève, ça permet de remplir la cuvette avec cette eau et d’évacuer les matières sans pomper sur l’eau douce du bord !

Et il fait toujours au minimum 30° à l’extérieur comme à l’intérieur. On « climatise » l’ordi du bord . . .

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J’instaure une gestion précise des consommations GO, avec tableau et contrôle régulier.

On dispose au départ de 150 heures moteur, on a déjà dépensé 16 heures. Je dispose en plus de 2 jerricans de 20 litres, mais comment remplir mes réservoirs en pleine mer sans faire la bêtise d’avoir aussi de l’eau de mer dans les cuves ???

Il faut conserver du GO pour l’énergie, car sans électricité, plus de pilote, plus d’instruments de nav . . .  et accessoirement plus de frigo!

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A la tombée de la nuit, il n’y a pas encore la lune. C’est nuit noire, et on distingue les grains qu’au dernier moment.

Vers 22 heures la lune se lève et elle nous dessine les nuages en ombres chinoises. C’est plus facile à gérer.

Toujours les moteurs . . . et parfois le génois pour épauler quand le vent rentre un peu.

L’équipage met maintenant 2 minutes à envoyer ou à rouler cette voile !

Je suis toujours de quart dans la couchette de quart, avec un rythme que je commence à bien maîtriser.

 

 

Vendredi 9 décembre 2011

Rien à signaler en cette fin de nuit, toujours le même rythme.

A 6 heures, un coup d’œil sur le tableau électrique. C’est DuponD qui est au travail et les batteries ne chargent plus . . .

Qu’est ce qui se passe ? L’alternateur des servitudes ?Lla courroie d’entrainement ? Un problème électrique ? Un fusible ? Trop de questions, il faut rester serein !

Il fait encore nuit noir et je n’irai regarder dans la cale moteur qu’au lever du jour.

Inspection des éléments dans la cale, tout est OK.

On sort la doc technique, les schémas, chacun y va de son commentaires, de son avis, aucun ne me convient.

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La petite boite noir, c’est le régulateur et ses cosses en cause . . .

Je retourne dans la cale bâbord, et check toutes les connections, enfonce bien les cosses.

Redémarrage de DuponD et «miracle» les batteries chargent !

Les cosses avaient dû se desserrées avec les vibrations, notamment celle de la cosse de la bobine excitatrice . . .

Bon encore quelque chose de nouveau appris à bord !

Et la journée continue, la nuit arrive.

Rien à signaler d’autre que ce Pot au Noir qui nous arrose.

AUMADATROI a été couvert de la saleté de Dakar, recouvert du sable jaune de l’harmattan, et maintenant recouvert régulièrement d’un demi centimètre d’eau.

Maintenant il doit être propre !!!

Ah ! j’oubliais, cette après-midi j’ai trouvé un « pince-oreille » dans la descente de la coque tribord . . . Que fait cette bestiole à bord ? Elle n’a pas été invitée, alors elle fait un vol plané, et rejoint un milieu qui doit lui être étranger. J’espère pour elle qu’elle sait nager !

Et toujours ces merveilleux levers de soleil (vous avez aussi vu les couchers !)….

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Samedi  10 décembre 2011

Au lever du jour, la mer se calme.

Je mets en route le dessal, avale un café et observe.

La mer se calme.

Elle devient plate, avec à peine une ondulation.

Branle-bas de combat :

-          on sort les 2 jerricans

-          on prend du sopalin et une serpillière et un torchon

-          je prends le filtre à GO

Opération « bidonnage en pleine mer », c’est le moment où jamais.

Chacun sa tâche, précise.

En 10 minutes, en prenant toutes les précautions pour que aucune goutte d’eau de mer ne s’infiltre dans les cuves de GO, on ajoute à chaque réservoir 20 litres. C’est pas beaucoup mais ça soulage tellement d’avoir ce GO dans les tanks plutôt que dans les jerricans !

Pas une goutte d’eau de mer sur le torchon et la serpillière, qui étaient là en muraille contre l’agression salée, « if any ».

Juste deux verres de GO renversés sur le sopalin.

Opération réussie !!!

Vers 11 heures une grosse masse noire se présente devant nous. Radar sur ON.

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On observe. Nous faisons route au sud et normalement les orages qui naissent se déplacent vers l’ouest.

Mais lui il a décidé d’aller aussi au sud. Pendant 1 heure on l’observe.

Ensuite tentative de le déborder par l’ouest, vite avortée car il grossit encore. Inquiétant.

On essaye de le passer par l’est. Mais il grossit encore. On est toujours au moteur avec D&T.

Observation. Le nuage est très haut, et puis sa tête s’en va dans le vent. Le cuminb est mort.

On passe à travers. Trois heures pour parcourir les 12 miles de longueur que fait ce nuage, qui se déplace avec nous mais heureusement à faible vitesse !

Vers 16 heures on aperçoit visuellement, au loin,  la fin du rideau de pluie.

C’est gagné, dans une heure cette formation sera derrière nous !!!

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Et la porte s’ouvre !PC100055-300x224

Repos, descente du stress, un bon dîner comme d’hab’, et prise de quart.

La nuit tombe et vers 22 heures la température baisse de 2 voire 3 degrés . . .

Un peu avant minuit, le vent est établit au 100°, de 14 à 16 nœuds. Les moteurs se reposent et les voile ont pris le relais !

On est sorti du Pot au Noir par 2° nord !

Trois jours plein, 72 heures à zizaguer à faible vitesse et à se faire rincer . . .

Sur la carte il est clair que nous avons fait 345 miles dans cette zone inter tropicale.

Il reste moins de 30 heures sur chaque moteur en autonomie.

Les moteurs ont tourné  45 heures chacun, parfois on allumait les deux pour aller plus vite.

Il reste entre 25 et 30 heures sur chaque moteur en autonomie. Mais que dire de l’autonomie quand on est en fond de cuve ?

Pendant les dix jours qui nous restent nous allons allumer les moteurs peut être 2 heures tous les deux jours.

Il nous faut aussi les moteurs pour rentrer dans la baie des Saints.

Ça devrait le faire, mais le plein à Salvador va être important.

Qu’importe, cette partie semble gagnée !!!!

La deuxième partie gagnée est que nous venons de « monter dans le train des copains ». Certes on est dans le dernier wagon, mais qui sait, on pourrait peut-être remonter les wagons et arriver à la voiture « bar » avant Salvador !!!!!

En effet le vent est clairement établit dans le sud-est et nous faisons route au petit largue cap direct sur Salvador. Les miles s’accumulent et enfin je suis serein car les alizés de l’Atlantique sud sont bien présents.

AUMADATROI allonge la foulée !!!

 

Dimanche 11 décembre 2011

Journée particulière que celle-ci !

Il est clair que nous avons quitté le Pot au Noir. Les vents sont établis à l’est.

Mais très irréguliers en force.

Nous sommes dans la zone d’interface entre le Pot et les alizées.

Toute la nuit est consacrée au réglage du bateau.

Et un constat, classique. Moins on va vite plus l’influence du courant est grande.

C’est ainsi que vers la fin de la nuit, on enregistre ce courant océanique de 1 à 2 noeuds qui pousse à l’ouest. Notre vitesse est tombée à  4,5 nœuds, et notre cap voulu au 235°. Mais la dérive du courant nous pousse au 255°, vers Panama ! Pas bon, ça !!!!

Tout ça rentrera dans l’ordre quand le vent forcissant, le bateau marchant à 8 nœuds, l’effet du courant devenant négligeable.

Mais ça donnera l’occasion au thésard du bord de modéliser sur tableur excell une formule de calcul qui permet de calculer la vitesse et la direction du courant en fonction de la réaction du bateau (vitesse et cap). Bravo le matheux ! ! !

Dans l’après-midi, je change l’heure locale du bateau. Nous sommes 28°W, et pour la vie à bord c’est mieux de se caler sur le soleil. Alors à partir de ce jour l’heure locale à bord est TU-2h.

Au matin, la lune est toujours présente et visible (pas de nuage) et le soleil se présente pour ce fameux rendez-vous . . . Mais 2 heures plus tard, malgré ses efforts le soleil ne parvient pas à rattraper la lune qui disparait du ciel doucement. Mieux que dans la chanson !!!

L’équateur se rapproche doucement, pas très vite mais sûrement . . .

 

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A la recherche du vent annoncé par la météo . . .!!!

Posté par Philippe le 19 décembre 2011

Ah ce vent ! ! !

Dimanche 4 décembre 2011 19h00 TU – 18h00 bateau

L’archipel du Cap Vert a disparu dans l’après –midi, moitié à cause de la distance qui nous séparait, moitié à cause de ce fichu vent « harmattan » et de ses poussières qui brouillent l’horizon.

A midi nous avons dégusté les traditionnelles pâtes du skipper, il faut bien se remettre dans le bain !

Ce soir nous savourons, houle et vent obligent, une boite de conserve de confit de canard

C’est excellent et ça redonne du tonus ! Sauf pour un équipier, qui redonne au seau ce que la cuisine lui a servi . . .

Monté à bord fatigué, les premières heures de mer l’ont pris à revers. Il va donc se coucher et ne fera pas de quart cette nuit, il faut se reposer.

La nuit s’écoule avec un vent soutenu qui finalement mollit vers 2 heures du matin. Il faudrait envoyer toute la grand-voile, mais je décide de ne pas le faire pour laisser l’équipage dormir.

 

Lundi 5 décembre 2011

L’aube se lève et le vent est capricieux : de 15 à 22 nœuds.

Je garde la grand-voile à un ris.

Au pointage des positions AUMADATROI est dans le peloton de queue . . .

Bon on va réagir, d’abord chercher un dernier fichier météo.

Pas bon, il annonce une zone de pétole devant qui nait et qui va grandir.

Pas prévue cette zone de pétole il y a 2 jours . . .

AUMADATROI est positionné avant cette zone, qu’il faudra donc traverser, alors que la plupart des autres bateaux l’ont déjà dépassée.

Regrets, regrets,  d’avoir gardé ce ris trop longtemps . . .

Les DupounD&T s’activent à tour de rôle et j’en profite pour faire le plein d’eau douce avec le déssal.

Toute l’après-midi on tentera d’aller vite dans cette zone de pétole.

En début de nuit, le sourire revient, dans quelques heures nous allons avoir du vent d’est-nord-est (venant du 070°), parfait pour notre route.

Vers 23 heures on aperçoit deux lumières vertes. Ce doit être nos copains du rallye, mais on n’a pas de contacts VHF, dommage . . .

 

Mardi 6 décembre 2011

Les prévisions météo ne sont qu’une tentative de prédiction. C’est bien vrai.

Au lieu de vent est-nord-est, nous avons du nord-nord-est (020°).

Et ça change beaucoup.

Cette allure, grand largue-vent arrière  avec des forces de vent variables, ne convient pas du tout à AUMADATROI qui n’est pas une Férrari, mais plutôt une belle LandRover.

Pourquoi les 15-17 nœuds venant du 070° ne sont pas là ???

On cherche toute la journée à produire le meilleur réglage, mais le speedo ne dépasse que rarement les 6 nœuds, et les DuponD&T viennent à la rescousse dès que la vitesse tombe sous les 3,5 nœuds.

Les copains, qui sont devant bénéficient de conditions plus claires et moins variables et avancent.

Le ciel est couvert, il fait chaud et un peu lourd.

Au niveau énergie, ce n’est pas la joie.

Peu de soleil, les panneaux solaires ne chargent pas beaucoup.

Peu de vitesse et l’hydrogénérateur ne se fatigue pas beaucoup.

Alors quand j’allume D ou T je fais un peu de vitesse et je charge les batteries.

On navigue donc à « l’anglaise » quelques heures avec un des moteurs toutes voiles dehors.

Quand je mets en route un des moteurs, le vent apparent monte et gonfle mieux les voiles.

De temps en temps on envoie le génaker, A la recherche du vent annoncé par la météo . . .!!! PC070019-225x300

 

mais la houle et le peu de vent le font battre et il est rapidement affalé.

Les rythmes du bord s’installent.

Il y a d’abord la marche du bateau et sa gestion.

Rigueur et précision, c’est le début de la sécurité à bord:

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Il y a ensuite la cuisine.

Et là, mes équipiers se surpassent.

Tous les jours nous avons deux repas préparés « boat made », variés, succulent.

Nous ne sommes pas les plus rapides, mais certains que nous sommes la meilleure table de la flotte ! Je n’ai le droit de faire la cuisine que rarement.

Je vous ai préparé un fichier des repas pris à bord, suivez ce lien:

MENUS à bord de AUMADATROI

Vous pourrez constater la variété et surtout l’ingéniosité des menus.

Dans notre salon d’été

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  PC060010-225x300Et je n’oublie pas le pain frais préparé par Bertrand tous les deux jours, ce qui fait que nous avons eu du pain à chaque repas !!!.

Aucun plat n’a été préparé avant le départ et mis au frigo, tout a été fait la jour même (sauf la morue qui a dessallée 48 heures dans le cockpit !

Chaque matin un « conseil de guerre » se réunissait pour décidé du menu de la journée.

Et après la vacation BLU, soit vers 9h00, heure bateau ils se mettaient aux fourneaux !!!

Encore un grand bravo à eux deux !

Et puis il y a les vacations BLU à 10h00 TU et 20h00 TU.

Nous sommes 5 à être équipés, et c’est un vrai plaisir de s’échanger des infos (positions, conditions vent et mer, échanges techniques sur des points particuliers, etc . . . ) deux fois par jours. Ces moments sont attendus à bord tous les jours, et quand les ondes font des caprices c’est un peu la déception pour tous.

En fin de journée nous avons eu la désagréable surprise de constater que nos légumes supportaient mal la balade. Malgré le soin apporté à leur embarquement (rinçage à l’eau vinaigré puis rinçage à l’eau douce) nous avons trié, et jeté une petite partie de nos provisions.

 

Mercredi 7 décembre 2011

En fin de nuit, Eole nous sourie !

Les vents passent au nord-est, enfin. Ils s’établissent à 15-17 nœuds, et nous avançons à 7,5 nœuds. L’hydrogénérateur charge, et comme le soleil est revenu, il est épaulé par les panneaux solaires.

Nous croisons régulièrement des cargos, mais avec l’AIS, pas de soucis.

La journée s’écoule gentiment, content d’avoir du vent de faire un bon cap et d’enfin naviguer vraiment à la voile.

En 2 jours nous avons allumé les moteurs pendant 14 heures soit 10% de notre autonomie.

Pas encore bien grave.

A 11 heures il nous reste 1630 milles pour rallier Salvador . . . 10, 11, 12 ou 13 jours, ou plus ? Tout dépendra du vent et des conditions de la mer.

Mais c’est quand même bien plus sympa de sentir le bateau partir dans la vague et de voir les moustaches sur les étraves !

Toujours de bons repas !!!

Les quarts reprennent à la tombée de la nuit.

Des couchers de soleil,

 

 

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Un coucher de soleil particulier. . .

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Vers 23 heures, la chaleur envahie le bateau.

30°c à l’intérieur, 30°C à l’extérieur . . .

Le vent tombe et devient irrégulier en direction.

Déjà lui ???

Et oui, on confirmera dans la matinée de demain que nous venions de rentrer dans le Pot au Noir par 8° de latitude nord !

Un peu haut quand même ce Pot au Noir, et vous verrez un peu «longué» . . . .

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LA TRANSAT – Le Départ . . .

Posté par Philippe le 18 décembre 2011

Dimanche 4 décembre 2011  – 9h30 TU – 8h30 Locales

Un peu de nervosité ce matin.

C’est le jour du départ de cette fameuse transat.

J’ai vérifié plusieurs fois les moteurs, niveaux, courroies, charge des batteries . . .

Le temps est gris, venteux (20 nœuds), c’est l’harmattan, un vent qui né au Sahara, et nous apporte  de la poussière et une atmosphère lourde.

Internet ne fonctionne pas, heureusement que j’ai pris un fichier météo dans la journée d’hier

Apparemment nous aurons bon vent pour arriver dans les latitudes du Pot au Noir. Heureusement car la traversée de ce Pot au Noir est toujours délicate et il vaut mieux y arriver en forme et s’y préparer.

Je suis un peu fébrile, c’est l’excitation du départ, la peur aussi peut être . . .

Hier nous avons fait l’avitaillement de frais.

Pour les denrées non périssables nous sommes OK :

-          15 kg de pâtes

-          13 kg de riz

-          6 kg de semoules, lentilles

-          20 kg de conserve en tout genre

-          6 kg de boite de thon, sardines, thon

-          110 litres d’eau douce en bouteille et de jus de fruit

-          sans compter les « accessoires » à savoir : cornichons, huile, vinaigre, moutarde, épices de toutes sortes, anchois, pâtés, cochonnailles, poissons fumés, et ne pas oublier ail, oignons, échalotes, poivrons, etc . . .

Coté nourriture on n’a pas oublié grand-chose !!!

Coté boisson non plus d’ailleurs. Vous verrez par la suite que nous avons su dignement fêter les moments importants de la navigation !!!

Dernière vérification technique.

Hier je suis monté dans la mature pour vérifier que tout était en ordre. Il y avait toujours ce vent « Harmattan » et vraiment cette grimpette m’a un peu épuisé. 17 mètres c’est quand même pas mal, surtout quand ça bouge, que le mât est gras des poussières accumulées à Dakar (grrr. . . !!!), et du sable de ce vent harmattan.  Mais bon, tout a l’air OK là-haut, je redescends serein.

Et puis toute la journée d’hier il y avait discussion sur le ponton.

LA TRANSAT - Le Départ . . .  DSCN02882-300x225Route directe ? à l’est ?

Le Pot est plus étroit à l’est ou il change tout le temps ?

Qu’est-ce que tu fais pour la nuit ? Tu réduis la toile ?

Et si tes équipiers sont malades tu fais quoi ?

Tu mets les harnais de jour ?

T’as pris les derniers fichiers météo ?

DSCN02911-300x225     un skipper pensif . . .

 

Bon vous imaginez que déjà hier la pression était montée d’un cran,  l’air de rien !

Hier à midi nous avons retrouvé nos amies de Saltimbanque. Il me restait de l’eau sur mon forfait, je leur ai donné, ça m’a fait plaisir !

Hier déjà certains bateau prenaient le départ, et nous annonçaient par VHF du vent fort dans le chenal entre les îles. Bon on verra bien.

 

Ce dimanche 4 décembre, 11h00 locales, départ.

Nous sommes dans les derniers à prendre le départ.

Une dizaine de copains sont partis hier, car ils sont moins rapides.

On se croisera peut être au milieu de l’Atlantique, c’est ce qui est un peu recherché par l’organisation du Rallye.

Départ de Klec et de  Loéva . . .PC030124-300x225  PC030123-300x225

Voilà on largue les amarres, c’est parti !

Quelques minutes dans l’avant-port pour mettre en place l’hydrogénérateur, qui va nous fournir l’électricité de notre confort, et génois déroulé 100% et 1 ris dans la grand-voile on se présente dans le chenal.

Super, 20-25 nœuds de vent et on déboule à 10-12 nœuds. L’effet venturi entre les îles est bien présent, le vent harmattan aussi, et c’est très rapidement que nous quittons Mindélo et l’archipel des Îles du Cap Vert.

PC040125-300x225

 

Au revoir Mindélo !!! 25 noeuds de vent mer agitée . . . mais ça avance !!!

 

 

La suite je vous la propose non pas comme disait Brel, en trois temps, mais comme une valse à 4 temps:

-          à la recherche du vent annoncé par la météo

-          mes nuits blanches dans le pot au noir

-          la traversée de l’équateur

-          la descente vers Salvador dans les alizés de l’Atlantique Sud

Alors bonne lecture !

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Quelques jours à Cabo Verde, avec des surprises . . . inoubliables !

Posté par Philippe le 1 décembre 2011

CABO VERDE, la nature, en deux versions !!!!

 

Il y a d’abord et avant tout cette nature, cette géographie volcanique, ces formes imprévisibles, cette faune surprenante.

Nous avons passé, Françoise et moi 36 heures (trop court. . . ) sur Santo Antào.

Magique, merveilleux, vertigineux . . .

Au sud de l’île, une végétation aride. Pas un arbre, pas un animal visible.

Les routes pavées   pb260025.jpg   la montagne  20111126183643.jpg    20111126183947.jpg

et les arrêtes vertigineuses  20111126191319.jpg .

Seule la route de galets guidait le taxi que nous avions pris dès que nous avions débarqué du ferry.

                                                           pb260021.jpg

Hé oui, la côte n’est pas  «safe», et AUMADATROI ne mouillera pas dans ces eaux-là !

Puis à 1400 mètres d’altitude, tout change.

pb260029.jpg    pb260037.jpg   pb260031.jpg   pb260039.jpg     pb260041.jpg

Nous redescendons dans la partie nord-est de l’île. 

pb260048.jpg   pb260051.jpg.

Le soir nous avons dormis au « Residential » à Ponto do Sol : bien, tenu par une Capverdienne qui a vécu 30 ans en France.

 

Le lendemain, nous avons pris les services de Andelino, un chauffeur de taxi qui nous a fait un tour de la partie nord-est de l’île. Beaucoup de voiture, des arrêts dans des coins superbes (évidemment il connait).

pb270057.jpg    pb270059.jpg   pb270060.jpg

Déjà de la végétation, des cabris (que nous avons dégusté dans la soirée . . .).

Et toujours cette géographie tourmentée. Des aspics de 400, 500 mètres.

On a le vertige.

Parfois on ne voit pas le fond de la vallée . . .

pb270063.jpg           pb270064.jpg            pb270068.jpg          pb270080.jpg              pb270101.jpg              pb270070.jpg           pb270073.jpg            pb270074.jpg           pb270075.jpg          pb270076.jpg

Et puis toujours, et partout il y a des maisons, perchées dans des endroits improbables.

Les gens qui y habitent doivent faire 1, 2 voire 3 heures de marche à pieds pour regagner leur « home ». . .

Et puis il y a ces cultures, en espaliers. 3 m2 par-là, 5 m2 par ici, pas plus de 15 m2 pour la plus grande parcelle.

Mais il y a 15, 20 , 30 escaliers de parcelle sur 200 mètres d’altitude !!!!

Il y a aussi des jardins potager au milieu des ruisseaux !

pb270095.jpg

pb270078.jpg

Comment font-ils pour cultiver ces territoires ?

Ce sont des haricots, des cannes  à sucres, des bananes, des arbres à pains, etc . . .

Trop de questions me viennent à l’esprit : vivre ici, leur gentillesse, le CAC 40, les spéculateurs.

Car dès que l’on s’arrête pour poser une question, la personne nous répond qu’elle va nous accompagner là où on veut aller . . . que l’endroit que l’on cherche n’est pas loin et que il va nous guider.

Jamais de quémande, toujours de la gentillesse et de l’empathie. . .

Et pourtant 200 escudos (id 2 euros . . .) suffisent pour vivre un jour . . .

Nous sommes revenus sur la côte nord en milieu de journée

pb270079.jpg   pb270087.jpg

Un petit port pb270088.jpg    et le retour de pêche . . . . pb2700661.jpg


 La distillerie de « grog » cap verdien pb270092.jpg

Pas possible de vous dire tout, les photos vous montreront quelques images.

Sûr, je reviendrai pour plus longtemps.

Mais quelle impression magique, loin de toute l’agitation occidentale que l’on perçoit sur internet quand on se connecte.

Je ne suis pas sûr que les cap-verdiens connaissent la dure échéance de mai 2012  . . . en France, qui ne changera probablement rien !!!

Voilà pour le côté super des îles de Cabo Verde.

 

Après ce séjour enchanteur sur cette île, le côté obscur de la nature est à venir !

Sur 11 jours d’escale, 4 ont été passé pour le farniente, et 7 pour ce fameux côté obscur de la nature.

D’abord 4 pour les bactéries dans le GO. . . .

Et ensuite 3 pour les moules dans le système de refroidissement de compresseur du frigo . . .

Alors d’abord ces «fucking» bactéries dans le GO.

Comme vous le savez les DuponT&D montraient de signes de faiblesses dans les derniers jours.

Donc,  à Mindélo, bien amarré au quai, je décide de faire une inspection.

Résultat, les pré-filtres, les filtres du GO sont encrassés par des bactéries qui poussent dans le GO en se nourrissant de ce GO. Même traitées à l’anti bactérien, par temps chaud, les bactéries pullulent. Je nettoie les filtres et préfiltres. Nous étions le mardi 22 novembre. Pas de résultats.Les moteurs ont toujours des faiblesses.

Je fais un prélèvement de GO dans les tanks. . .

De l’avis général sur le ponton, j’ai des bactéries, d’ailleurs je ne suis pas le seul, Farwell et Being Happy ont le même problème.

Il faut tout vidanger, et tout nettoyer.

250 litres de GO dans les jerricans plus tard, les réservoirs sont vides.

Ensuite à raison de 2 rouleaux de sopalin et 3 heures de nettoyage par réservoir, les tanks à GO sont propres.

pb240012.jpg   pb240013.jpg

La skipette a tout le temps aidé à la manœuvre et est bien connu des shiplander et de la quincaillerie de Mindélo, pour trouver l’introuvable outil au bout du monde !!! Y a mieux comme vacances, mais le soleil est là!

Ensuite purge des circuits GO, et des moteurs.

Hé oui il y en a deux sur AUMADATROI, donc trois fois plus long parce que vraiment c’est pénible.

pb250015.jpg   pb250016.jpg.

A la fin du quatrième jour, les DuponD&T ronronnent de leur nouveau GO, qu’il a fallu bidonner (200 litres quand même, transportés sur le ponton par bidons de 20 litres par la skipette !).

pb250018.jpg

L’équipage est heureux et il  décide d’aller faire un tour à Santo Antào (cf plus haut).

Retour de Santo Antào, la skipette quitte le bord mardi 29 novembre pour retrouver les frimas parisiens.

Restent que quelques problèmes techniques sont à régler.

Lionel, en maestro,  répare le taquet BB de GV, super, un travail d’orfèvre.

Et il reste le refroidissement à eau de mer du frigo et les WC électriques . . .

Mardi 29 novembre, démontage, pas facile, c’est exigu, et on a peur de se planter.

On trouve des moules dans les canalisations . . . après le filtre !

Photo pour se rappeller le branchement électrique . . . . pc010105.jpg .

Les naissains ont du passer le filtre est grandir après. On se pose des questions. La pompe fonctionne, mais n’alimente pas en eau de refroidissement. Le groupe du frigo marche mais s’arrête dès qu’il chauffe.

Test de la pompe pour la 3ème fois pc010108.jpg

Les moules dans les canalisations  pc010109.jpg

On ne comprend rien.

Dans la soirée, on va acheter chez un chinois de Mindélo, un ventilateur sur 12 volts, pour refroidir le compresseur. Ca peut toujours servir !

Jeudi matin, reviel avec plein de motivation. On décide avec Lionel de tout démonter. On a rien à perdre. 3 heures de démontage. On s’attaque à le pompe à eau de mer, notice en main. Pas de ressort en compression impossible à remonter hors usine. On y va.

La pompe est démantelée. . . pc010110.jpg    pc010111.jpg

Et grande surprise . . . on trouve des moules et des bernicles de 7 mm dans le corps de la pompe, alors que les trous d’aspiration et de refoulement ne font que 3mm. Elles ont grandi dans la pompe. Séance de nettoyage, on remonte, on teste (maintenant on sait tester, ça fait 4 fois qu’on passe la pompe au test).

Remontage complet à 13 heures locales. On a même amélioré le trajet de la canalisation pour éviter le coude du tuyau ! pc010113.jpg

Et miracle, le doux bruit de l’eau qui s’écoule dans l’évier du lavabo BB glougloute !!!!

Ca marche !

On va illico au resto, avec caparhinia bien méritée . . .

Y a des jours comme ça où ça roule :

-          ce matin le taquet de la GV

-          à 13 heures le frigo

Cet aprèm les WC. Mais cela est une autre histoire. Malgré l’ingéniosité de Lionel qui fabrique un joint ce matin il y avait encore une « micro fuite ». On ne peut pas les maisser en actif, donc ces « fucking electrical toilet » sont à l’heure où j’écris encore démontés. Lionel bat des reccords et met moins de 10 minutes pour cette opération. Verdict demain matin samedi, 24 heures avant le départ . . . . 

Lionel dans ses oeuvres   pc010116.jpg

Voilà comment la nature nous a surpris dans le bon et le mauvais sens.

Santo Antào, merveilleusement étrange et surprenante .. . .

Les bactéries marines et les moules affreusement chiantes . . .

Dans 2 jours le grand départ.

Nous avons régulièrement consulté les fichiers météo, ça devrait se passer pas mal. On vous en dira plus dès que possible.

Malgré ces soucis techniques (merci encore à Lionel pour son aide ! ) , on peut vous dire qu’on est bien content d’être au Cabo Verde !!!!!

Des bises, à bientôt

 

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De Dakar aux Iles du Cap Vert, avec la Skipette !

Posté par Philippe le 29 novembre 2011

AUMADATROI laisse la parole à la Skipette qui est montée à bord quelques jours avant le départ pour Cabo Verde !

 

Le récit de la skipette :

Séjour assez court à Dakar, le temps cependant de faire un appro assez conséquent et surtout de passer une journée sur l’île de Goré, d’où étaient déportés les esclaves, et dont on repart lourd de ce que les hommes peuvent s’infliger entre eux. . .

l’île de Goré   pb170060.jpg 

la maison des colons avec les cellules d’esclaves au rez de chaussée  pb170074.jpg 

la place pb170063.jpg  . . . . pb170082.jpg  . . .  un hommage à la médecine  pb170096.jpg    pb170085.jpg  pb170087.jpg

Départ de Dakar vendredi 18 novembre à 11H TU (qui est aussi l’heure sénégalaise).

18 nœuds de travers, cela s’annonce bien !

Je déchante au bout de quelques heures, car nous n’avons pas du tout la mer qui va avec le vent : au lieu d’une gentille houle de un ou deux mètres, nous avons une mer « carrée » et « cabossée », avec des vagues qui font taper le bateau dans tous les sens… je lutte, je lutte, et j’avale péniblement la soupe que mon gentil skipper a préparée, mais j’en fait très vite profiter ce fameux seau vert qui va me suivre pendant de nombreuses heures dans tous mes déplacements.

Je continue mon régime minceur le soir, mais je ne peux quand même pas me défiler totalement pour les quarts de nuit. Je m’extirpe de ma couchette dans un état semi-comateux, et je fais une entorse à tous mes principes : je prends un « Mer calme » et… c’est mâââgique, j’arrive à tenir mes quarts de nuit !

Nous naviguons de nuit en compagnie de deux autres bateaux du Rallye, mais mon cap’tain prend un ris afin que ma nuit soit plus calme et nous sommes seuls au petit matin du samedi, vent établi à 23 nœuds, toujours de travers, ça va, on fait du 8-9 noeuds. La mer semble se ranger un peu.

Petit passage nauséeux vers midi, je deviens accroc au « Mer calme ».

Nous sommes environ à mi-chemin entre Dakar et l’île de Maio où nous avions prévu d’arriver, quand nous apprenons par la VHF des autres bateaux du Rallye que nous n’aurons pas le droit de débarquer à Maio puisqu’il n’y a plus de clearance possible. Nous irons donc directement au nord de l’archipel.

Quand la skipette va mieux !   pb210124.jpg     pb200109.jpg.

Bon, ben je reprendrai un « Mer calme »…

Dimanche matin, nous sommes accueillis à l’entrée de l’Archipel des iles du Cap Vert par une armada de dauphins, il y en a partout, et ils font des sauts de plusieurs mètres en l’air, c’est magnifique !

Plus tard, nous voyons passer, tout près de Aumadatroi, trois cachalots (je crois, ou baleines à bec ?), très gros et bruns, qui soufflent majestueusement en rythme avec un jet d’eau de 2 mètres environ. Nous mettons le cap vers  le nord de l’archipel, l’île de Sao Vicente et son port Mindelo, où il est interdit d’arriver de nuit. Du coup, on se serait bien fait un petit mouillage à Sao Nicolao vers 21H pour patienter, mais le DuponD présente des signes de faiblesses et cela ne semble pas prudent de tenter cette manœuvre de nuit avec des rafales à 30 nœuds (vent catabatiques à l’approche du mouillage). On reprend donc les quarts pour une troisième nuit en mer, mais qui sera finalement la meilleure car je suis maintenant en pleine forme, et nous réduisons fortement la voilure de manière à arriver à Mindelo au lever du jour, ce qui donne trois ris pour 12 nœuds de vent !!!

On se balade gentiment à 3-4 nœuds, c’est une nuit bien douce !

On arrive lundi 21 novembre au matin à Mindelo.

pb210136.jpg        pb210141.jpg    pb210142.jpg

Cette ville me plaît immédiatement. Les gens sont très accueillants, l’ambiance est celle des îles ensoleillées, et juste en face de la marina, il y a le Clube Nautico où des guitaristes avec 12 cordes chantent la morna, c’est fabuleux… La santé des DuponD et T va nous contraindre à y rester plusieurs jours, tant mieux, finalement !

Heureusement, DuponD et T vont bien, c’est le gas oil qui était pourri (on l’avait pourtant filtré à Dakar). Il a fallu attendre vendredi pour se sortir des bidons! J’en ai profité pour me promener dans Mindelo, qui me plaît vraiment, j’ai vu la maison de Cesaria Evora et … le magasin de bricolage (ils me connaissent bien maintenant, quand j’arrive, je passe directement derrière le comptoir pour montrer ce dont j’ai besoin). J’ai aussi beaucoup promené des bidons vides et des bidons pleins sur le ponton…

Grande récompense, ce week-end, nous allons à Santo Antao pour deux jours. On dit que c’est la plus belle île du Cap Vert et je le crois volontiers. Nous avons suivi les conseils de Lionel et Annie qui viennent d’y passer 8 jours et que nous avons retrouvés à Mindelo : petit hôtel à Ponto do Sole, et virée dans la montagne, nous en avons pris plein les yeux ! Les gens sont toujours aussi gentils et décontractés, tout est propre, les relations sont claires (pas de marchandage, la Mairie indique les prix des services classiques, et les Cap Verdiens sont fiers de leur travail). Beaucoup de Français ont adopté ces îles, apparemment.

Lundi 28 novembre, dernière journée pleine au Cap Vert pour moi, bain à la plage de Calhau avec Annie et apéros d’au revoir . L’excitation monte doucement dans le port, les marins se préparent pour le départ de fin de semaine pour LA TRAVERSEE !

 

 

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