En route vers Soure, delta du fleuve Amazone

Posté par Philippe le 10 février 2012

De Fortaleza, j’entends que les lecteurs du blog sont insatisfaits de ne pas avoir de « news » !

Malheureusement, ici encore, la connexion internet est à faible débit et je ne pourrai pas vous adresser de photos.

Mais voici un rapide résumé des 15 derniers jours.

 

De Joao Pessoa à Fernando do Noronha:

Une nav au près serré et courant et de face (encore une !) dans laquelle AUMADATROI n’est pas très à l’aise.

248 milles, 51 heures de navigation, 28 heures de moteurs.

Mais des efforts récompensés par un mouillage dans cette ile qui est une réserve naturelle en plein milieu de l’Atlantique.

A l’arrivée vers 10 heures locales des centaines de dauphins nous ont accompagnés. Tous les matins les dauphins font une sorte de transhumance de l’ouest de l’île, où ils passent la nuit, vers la baie où nous sommes mouillés, peut être pour chasser.

Nous avons passés 4 jours dans cette baie. Nous avons visiter quelques endroits fabuleux, vus des tortues, des requins., des raies, etc . . .

Trois plongées avec le club local (il est interdit de plonger sans accompagnement) dont une de nuit. Dès que je peux je vous passe quelques films vidéo !

 

De Fernando do Noronha à Fortaleza:

Un départ mouvementé ce jour là.

J’avais décidé de partir vers 14 heures locales pour profiter de l’après midi en mer.

Bien m’en a pris.

AUMADATROI était mouillé par 17 mètres de fond.

Manœuvre classique pour remonter l’ancre, et soudain quelque chose d’anormal se passe.

Une rafale de vent le bateau cule . . . et la chaine se tend fort. . .  le guindeau patine.

Et puis le guindeau ne veut plus rien savoir.

J’appelle à l’aide, Nicolas et Marius montent à bord.

Ils plongent et constatent que la chaine s’est enroulée autour d’une patate affleurante sur le fond de sable. Vraiment pas de chance . . .

Il faut relever le mouillage à la main, après avoir dégagé la chaine, en plongée.

17 mètres de chaine verticale, à 3,7 kg/m ça fait 63 kg, moins la poussée d’Archimède qui ne peut pas grand chose en l’occurrence !!! La manœuvre a duré 2 heures d’efforts. Je remercie encore Marius et Nicolas, sans leur aide je ne sais pas comment j’aurai pu m’en sortir.

Ensuite une belle nav, au largue, grand largue avec le courant sur l’arrière.

370 milles sur le fond, 297 milles sur la surface, 49 heures de navigation (donc un courant moyen de 1,5 noeuds), 7,5 nds de vitesse surface. Que du grand plaisir.

Mais une petite angoisse me tenaille. De Salvador à Afua il n’y aura plus ni de marina ni de ponton, et sans guindeau c’est quasi impossible de mouiller et relever le mouillage . . . Sombres perspectives.

Arrivés à Fortaleza, on mouille à la main par 5 mètres de fond, vers 17 heures.

Repos quelques minutes, et on démonte le guindeau.

Impossible d’exécuter la première étape, tout est coincé . . .

A terre l’organisation du rallye trouve un spécialiste qui viendra le lendemain.

Paolinio est très compétent, mais le travail est délicat, heureusement qu’il a des outils de grosse mécanique.

Il démonte tout le guindeau. C’est la soudure de la  platine soudée à l’axe qui a lâche (probablement quand la chaine s’est brutalement tendue alors qu’on était sur la patate . . . ). La soudure parait assez fine et j’imagine que c’est un fusible mécanique. Après un appel téléphonique à Goiot, il n’en est rien, il faut une bonne soudure.

Deux jours plus tard, le guindeau revient. Paolinio a fait une belle soudure inox (j’espère qu’elle tiendra longtemps . . . ) et révisé le réducteur (changement d’un roulement à bille, nettoyage etc  . . .). Une pièce d’étanchéité manque (détruite), Françoise me l’apportera à Soure.

Fin de cet incident qui m’a stressé. Je me rend compte qu’un guindeau est un élément important pour la sécurité du bateau . . .

Entre temps Lionel a quitté le bord, je perd donc mon Matelot Hauturier baptisé sur l’Équateur, et le cuistot du bord.

Béné et Brieuc sont arrivés mercredi en soirée, passant d’une température métropolitaine de -10°C à +34°C à Fortaleza, soit un delta de 44°C !!!!

 

Demain samedi 11 février, nous levons l’ancre pour une navigation de 700 milles jusqu’à Soure, environ 5 à 6 jours . . .1/3 de la transat !

Les conditions seront normalement largue, grand largue, courant de l’arrière. Mais nous allons longer le Pot au Noir, et des surprises peuvent nous attendre. J’ai fait le plein de GO avec un complément sur les bidons (10 bidons de 20 litres).

Il n’y aura probablement pas de wifi à Soure, peut être des cyber café, alors soyez patients !!!!

Des bises à tous, et à bientôt !

 

3 Réponses à “En route vers Soure, delta du fleuve Amazone”

  1. andré SIMON dit :

    salut Philippe,
    j’aime bien lire les résumés de tes nav.
    Question mouillage, mettre un orin peut parfois servir à décoincer l’ancre, essaie, surtout lorsqu’il y a des profondeurs importantes !
    Bisous à Françoise, lorsqu’elle sera avec toi !
    A+
    André
    06 84 89 19 65
    03 89 71 02 10
    L’indien

  2. Mathilde dit :

    Les températures remontent un peu ici, la neige a fondu ce week-end dans notre coin de Bretagne !
    J’ai bien hâte d’arriver au chaud, et visiblement, il faudra que je révise mon Padi…!! Youpi !
    Bisou
    mathilde

  3. Mathilde dit :

    Bon anniversaire Papou !
    Et à dans 4 jours pour te le souhaiter en vrai !
    Bisou
    Mat

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